Un policier de Carcassonne en détention provisoire après des violences conjugales


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Ce jeudi 17 février, un Carcassonnais de 52 ans devait être jugé en comparution immédiate pour des violences ou des menaces sur sa femme et son ex. Il a demandé un délai pour sa défense.

Qu’est-ce qui a pu vriller dans la tête de ce policier carcassonnais, pourtant décrit comme irréprochable en service par ses supérieurs et ses collègues de travail ? Depuis le mardi 15 février au soir, après 48 heures de garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Limoux, c’est pourtant au centre pénitentiaire de Béziers que cet homme de 52 ans a été placé en détention provisoire par le juge de la liberté et de la détention (JLD), après avoir été déféré au palais de justice de Carcassonne.

Ce jeudi 17 février, après deux nuits passés en cellule, c’est sous escorte des agents de la pénitentiaire que ce policier carcassonnais est arrivé devant le tribunal, pour être jugé en comparution immédiate. Lui sont reprochés des « violences habituelles », des « menaces de morts réitérés avec son arme de service » et des « appels malveillants réitérés » à l’encontre de sa femme, mais aussi de son ex, entre le 13 février 2016 et le 13 février dernier à Roullens, près de Carcassonne.

Dès le début de l’audience, comme la loi l’y autorise, le prévenu a sollicité un délai pour préparer sa défense : « Je demande le report, je n’ai pas eu le temps de me préparer. » Le tribunal ne pouvant dès lors aborder l’affaire sur le fond, il s’est agi pour lui de statuer sur le sort à réserver à ce policier carcassonnais, dans l’attente qu’il soit jugé à une date ultérieure. Du coup, c’est sur les éléments de personnalité du prévenu que la juridiction s’est penché. Né à Carcassonne, le quinquagénaire cumule derrière lui 31 ans de service dans la police nationale. Il était actuellement affecté au service nuit de « Police secours » au commissariat de Carcassonne. Il a trois enfants de sa première union, et un quatrième avec la femme avec qui il s’est marié en juin 2021. Ses deux collègues entendus dans le cadre de cette affaire disent de lui qu’il n’y a pas de difficulté au niveau du travail. Aujourd’hui, l’arme de service du policier est au chaud à l’armurerie du commissariat.

Un problème avec l’alcool

Interrogé sur sa personne, le mis en cause a reconnu avoir un problème d’alcool : « Je m’en veux d’avoir fait du mal à ma famille en buvant comme ça ! Là, je suis parti dans la démarche d’aller voir un psychologue « . Sur les faits qui lui sont reprochés : « J’ai très bien compris. Je vais faire une demande de retraite anticipée, mais il faut me laisser une chance… Avec ma première femme, j’ai perdu la maison, et là je perds mon boulot et je suis en prison… Me retrouver en maison d’arrêt à l’isolement, c’est dur ! Un jour, ça en paraît dix. » Aux intérêts de la femme du prévenu et de son ex, Me Hichem Laredj a évoqué « une peur viscérale » pour ses clientes, avec « une femme qui a eu un courage énorme de porter plainte… »

Au ministère public, le substitut du procureur a naturellement requis le maintien en détention, « car il existe un risque de pression sur les victimes et de renouvellement des faits… Nous avons affaire là à des violences d’une particulière intensité. Avec un véritable mutisme de la part de la famille, par peur de monsieur. Les violences ont aussi eu lieu devant un mineur ». L’expert psychiatre qui l’a examiné a d’ailleurs souligné dans son rapport, « un potentiel impulsif important » chez le prévenu, « avec une consommation d’alcool ». Pour la défense du policier, Me Claire Maynié a plaidé pour un contrôle judiciaire strict, en revenant sur les 48 heures de garde à vue et les deux nuits de son client passées en prison : « Ça l’a particulièrement marqué du fait de sa situation ! Ces parents proposent de l’héberger. Il sera dans un cadre stable, et il n’y aura pas de risque de pression… »

La parole lui revenant, le prévenu a déclaré qu’il reconnaissait ses torts, tout en priant le tribunal de le laisser libre : « Je m’engage à respecter toutes les dispositions du contrôle judiciaire. Là, on me fait passer pour un monstre, comme si j’en étais un ! » À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement décidé de renvoyer le jugement du policier au 24 mars, et ordonné le maintien en détention jusqu’à cette date.

Source: https://www.ladepeche.fr/2022/02/18/un-policier-en-detention-provisoire-apres-des-violences-conjugales-10118411.php


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