Ligue des nations : les Bleues face à la malédiction allemande sur la route de leur premier titre

Ligue des nations : les Bleues face à la malédiction allemande sur la route de leur premier titre

Qualifiées pour le premier Final Four de la Ligue des nations féminine, les footballeuses françaises veulent affirmer leurs ambitions. D’abord en demi-finale vendredi à Lyon face à leur bête noire, l’Allemagne, puis en tentant de s’adjuger le premier titre de leur histoire. Une répétition idéale avant les Jeux olympiques à domicile cet été où l’équipe de France espère briller et s’imposer.

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Sur la route de Paris et des Jeux olympiques, les Bleues veulent allumer la flamme de la passion autour de l’équipe de France et du football féminin. Elles misent sur le Final Four de la toute nouvelle Ligue des nations pour y parvenir. Un dernier carré de compétition qui les voit affronter l’Allemagne, vendredi 23 février à Lyon, en demi-finale.

« Cela pourrait envoyer une très grande détonation, un message pour dire que la France est prête à gagner de grandes compétitions », estime la gardienne Pauline Peyraud-Magnin auprès de l’AFP. « La Ligue des nations, c’est important pour nous de la remporter, ce sera la marche, le petit plus qui fera qu’on fera de très bons Jeux. »

La Ligue des nations n’a certes pas le prestige d’une Coupe du monde, d’un Euro ou d’une médaille olympique. Elle reste cependant un vrai trophée continental, qui ouvrirait enfin le palmarès toujours vide des Bleues si on excepte les très anecdotiques Tournois de France (2020, 2022, 2023) et la SheBelieves Cup 2017.

« On est à deux doigts de gagner ce premier trophée avec l’équipe de France », rappelle l’attaquante Amandine Henry. On rêvait d’avoir des matchs attrayants plus souvent, donc c’est l’occasion. »

Stade à moitié rempli

Pour conquérir le public français, il y a encore du chemin. Le stade Groupama, résidence habituelle de l’OL, ne sera pas plein à craquer. Alors qu’il compte 60 000 places, seules 30 000 places ont été ouvertes à la vente par la FFF. Et parmi celles-là, il reste des places.

« Il y a encore du travail. C’est désespérant. Que faut-il faire de plus ? », s’interroge l’attaquante Amandine Henry. « Nous, les joueuses, on se donne à fond. C’est une belle affiche, c’est un beau stade, une belle ville… On ne sait pas ce qu’il faut faire. On en parle, on se pose la question : que faire pour remplir des stades ? Quand on voit les autres pays, ça marche. Pourquoi ça ne marche pas chez nous ? On ne comprend pas trop. »


Malgré la déception d’un moindre taux de remplissage en comparaison à l’Angleterre, l’Espagne ou encore les États-Unis, l’affluence sera la plus grande de l’histoire pour les Bleues hors Coupe du monde.

L’Allemagne et Popp, des bêtes noires

Jusque-là, l’équipe de France a fait un parcours parfait en Ligue des nations avec cinq victoires, un match nul, neuf buts marqués et un seul encaissé. Mais après les modestes Autriche, Norvège et Portugal, le nouvel adversaire des Bleues est d’un autre calibre.

La France n’a jamais battu l’Allemagne en compétition officielle. Récemment, elle a cruellement privé les Bleues d’une première finale lors de l’Euro-2022 en Angleterre.

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Mais depuis, l’Allemagne, championne du monde en 2003 et 2007 et championne olympique en 2016, a connu une grosse désillusion cet été lors de la Coupe du monde en Australie avec une élimination dès les phases de poules. Une première dans son histoire. Elle espère donc se remobiliser en se qualifiant pour les JO, la victoire finale en Ligue des nations faisant office de ticket.

Il faudra aussi exorciser la malchance qui semble frapper les ressortissants français face à Horst Hrubesch, bourreau du romantisme tricolore une nuit de 1982 à Séville et de plusieurs clubs français avec le Hambourg SV : « Nous – et moi personnellement – avons toujours un très bon souvenir des matches contre la France », a d’ailleurs souri en conférence de presse le sélectionneur allemand.

Enfin, l’attaquante Alexandra Popp posera un sérieux défi aux joueuses d’Hervé Renard : la star allemande semble intenable à chaque fois qu’elle trouve sur sa route des Bleues, signant un doublé lors des deux dernières confrontations.

« Elle n’a jamais marqué contre moi », a tenté de dédramatiser Hervé Renard, le sélectionneur français.

Wendi Renard absente

« Je pense qu’on a fait beaucoup de progrès depuis quelques mois, la Coupe du monde nous a beaucoup servi », a affirmé jeudi Hervé Renard en conférence de presse, et « ce qu’il s’est passé avant cela fait partie de l’histoire, l’histoire elle est à écrire dans le présent assez proche et dans le futur à court terme ».

Depuis l’élimination contre l’Australie en quart de finale du dernier Mondial, « on a beaucoup appris, on a amélioré certaines choses, il faut de la confiance en soi, en ses partenaires, quand on a une confiance inébranlable, il n’y pas lieu de craindre quoi que ce soit », a assuré le technicien français, qui devrait associer devant Marie-Antoinette Katoto, Kadidiatou Diani et Eugénie Le Sommer, capitaine en raison du forfait de Wendie Renard.

Sans la Lyonnaise et son mètre 87, les Françaises devront gérer le jeu de tête des Allemandes et notamment d’Alexandra Popp. L’absence de Renard devrait laisser place à une charnière composée de Griedge Mbock et Maëlle Lakrar, avec Elisa De Almeida sur le côté droit et Sakina Karchaoui, latérale gauche.

En cas de victoire, la suite s’écrira mercredi 28 février contre le vainqueur de l’autre demi-finale, Espagne – Pays-Bas, deux pays bien décidés à se qualifier pour les JO.

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