Ligue des champions : Naples accroche le Barça, le FC Porto coupe les ailes d’Arsenal

Ligue des champions : Naples accroche le Barça, le FC Porto coupe les ailes d'Arsenal

Naples a tenu en échec le FC Barcelone (1-1), mercredi en 8e de finale aller de la Ligue des champions, et garde des raisons d’espérer. De son côté, le FC Porto a coupé les ailes d’Arsenal (1-0) avec un but dans le temps additionnel.

Le miracle espéré n’a pas eu lieu, pas plus que la déroute redoutée : quarante-huit heures après avoir découvert son troisième entraîneur de la saison, Naples a fait jeu égal avec le FC Barcelone (1-1) en 8e de finale aller de la Ligue des champions, mercredi 21 février.

Nommé lundi soir en remplacement de Walter Mazzarri, qui avait lui même succédé à Rudi Garcia mi-novembre, Francesco Calzona n’a eu que deux séances d’entraînement pour préparer ce choc aux allures de dernière chance pour le Napoli, distancé en championnat (9e à 27 points de l’Inter) et éliminé de la Coupe d’Italie.

Les trente premières minutes n’ont pas dû rassurer le technicien italien qui, entraîneur-adjoint du Napoli entre 2015 et 2018, puis en 2021-22, a retrouvé un club loin d’être souverain devant son public avec sept défaites toutes compétitions confondues cette saison à domicile.

Son équipe a d’abord été nettement dominée par le Barça, supérieur dans tous les domaines. Le champion d’Espagne en titre a mis d’entrée Naples sous pression avec deux tentatives sans complexe (4e et 8e) du prodige Lamine Yamal, devenu à 16 ans et 223 jours le plus jeune joueur de l’histoire de la C1 à disputer un match à élimination directe.

Mais ce sont les vénérables Robert Lewandowski, 35 ans, et Ilkay Gündogan, 33 ans, qui ont vraiment fait frémir coup sur coup les plus de 50 000 spectateurs du stade Diego-Armando-Maradona. Le Polonais, parfaitement lancé par Joao Cancelo dans la surface de réparation napolitaine, a buté sur Alex Meret (21e), tandis que son coéquipier turc a failli surprendre le gardien italien de loin sur l’action suivante.

Retour marquant pour Osimhen

Sevré de ballon pendant la première demi-heure, le Napoli a fini par sortir de sa coquille et à reprendre confiance, jusqu’à confisquer le ballon à des Catalans soudain éteints.

L’attaquant portugais de Barcelone Joao Felix (à gauche) et le défenseur kosovar de Naples Amir Rrahmani lors du match nul en 8e de finale aller de la Ligue des champions au stade Diego-Armando-Maradona de Naples le 21 février 2024 © Filippo MONTEFORTE / AFP

Les champions d’Italie ont commencé à trouver Victor Osimhen qui, de retour de la Coupe d’Afrique des nations, disputait son premier match sous le maillot azzurro depuis le 23 décembre. Le « buteur masqué » nigérian n’a jamais été en position de tirer au but, mais a redonné espoir aux tifosi napolitains dans le premier acte.

Un espoir rapidement douché au retour des vestiaire s: le Barça a repris le contrôle du ballon, une domination concrétisée à la 60e minute par Lewandowski qui, servi dans la surface par Pedri, a marqué son cinquième but en quatre matches.

Alors qu’il allait être remplacé, Osimhen, épuisé, a remis les deux équipes dos à dos, exploitant au mieux un coup de fatigue des Catalans. Sur une passe d’André-Frank Zambo Anguissa dans la surface, le Nigérian a pris le meilleur sur son défenseur et marqué le but de l’espoir pour le Napoli (75e).

L'attaquant nigérian de Naples Victor Osimhen contrôle le ballon lors du match nul contre Barcelone en 8e de finale aller de la Ligue des champions au stade Diego-Armando-Maradona de Naples le 21 février 2024
L’attaquant nigérian de Naples Victor Osimhen contrôle le ballon lors du match nul contre Barcelone en 8e de finale aller de la Ligue des champions au stade Diego-Armando-Maradona de Naples le 21 février 2024 © Tiziana FABI / AFP

À l’image de sa fin de première période, le Barça a perdu pied et montré à toute l’Europe pourquoi il pointait à la troisième place de la Liga, à huit points du Real Madrid. C’est Naples qui a le mieux fini et qui aurait pu s’imposer lorsqu’Anguissa a raté de peu le cadre de la tête (85e), même si Gündogan a vu sa frappe frôler le poteau dans le temps additionnel.

Les Napolitains peuvent être soulagés mais ils auront un sacré défi à relever au match retour le 12 mars à Barcelone : en cinq confrontations européennes, ils n’ont toujours pas battu le Barça.

Arsenal touché, coulé à Porto dans le temps additionnel

Dans l’autre huitième de finale aller, le FC Porto, résistant en défense et tranchant en attaque, a coupé les ailes d’Arsenal (1-0) avec un but superbe de Galeno dans le temps additionnel.

Le club portugais emmené par le vétéran Pepe a donné une belle leçon d’humilité et d’efficacité à l’équipe de Mikel Arteta qui, en dépit de son manque d’expérience en Ligue des champions, commençait déjà à parler de Wembley, hôte de la finale. « Le frein à main était un peu trop serré. Était-ce de l’inexpérience ? », s’est interrogé l’ancien défenseur d’Arsenal, Martin Keown, à l’antenne de TNT Sports.

Le club anglais, avec ses jeunes Declan Rice et Bukayo Saka en porte-drapeaux, devra faire plus, et mieux, le 12 mars dans son Emirates du nord de Londres pour atteindre les quarts de finale, quatorze ans après les derniers disputés.

Les « Gunners » sont pourtant arrivés au Stadio do Dragao escortés par cinq victoires consécutives, avec 21 buts inscrits par une attaque tout feu tout flamme, et donc une confiance au zénith. 

Mais l’écart de niveau qui sépare certains clubs de Premier League, comme les dernières victimes West Ham (6-0) et Burnley (5-0), et un club comme le FC Porto, habitué aux joutes continentales, s’est révélé assez grand mercredi.

Galeno, clinique

Le troisième du championnat portugais possède aussi une arme redoutable avec Galeno, son ailier gauche brésilien de 26 ans, auteur d’une magnifique frappe enroulée de l’extérieur de la surface au bout du temps additionnel (90e+4). En début de match, c’est déjà lui qui s’était glissé devant William Saliba, trop attentiste, pour envoyer un ballon sur le poteau de David Raya, déjà dépassé (21e).

Galeno s’épanouit quand la musique de la Ligue des champions retentit. Ils compte désormais cinq buts et trois passes décisives dans cette édition 2023-2024.

Dans le camp d’en face, ni Bukayo Saka, ni Gabriel Martinelli n’ont produit leurs étincelles habituelles sur les côtés. Et Kai Havertz, employé comme avant-centre, n’a pas donné beaucoup plus de sueurs froides à l’arrière-garde portugaise. « Nous n’avons pas été assez menaçants, nous avons manqué d’agressivité », face à une équipe de surcroît « très bien organisée défensivement », a reconnu Mikel Arteta.

Ce revers in extremis réveille de douloureux souvenirs pour les supporters d’Arsenal. Lors de ses sept dernières participations en Ligue des champions, l’équipe londonienne a été éliminée au stade des huitièmes de finale à chaque fois.

L’histoire peut aussi être source d’espoir. La dernière fois qu’Arsenal a atteint les quarts de finale, en 2010, c’était aux dépens du FC Porto. Les « Gunners » d’Arsène Wenger avait pris l’eau à l’aller (défaite 2-1), avant de marcher sur les Portugais au retour à Londres (5-0).

Avec AFP

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