Ligue des champions : bousculé par Leipzig, le Real Madrid se qualifie dans la douleur

Ligue des champions : bousculé par Leipzig, le Real Madrid se qualifie dans la douleur

Accroché sur sa pelouse par Leipzig (1-1), le Real Madrid a validé mercredi son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions dans la douleur grâce à son avantage du match aller (1-0) et un but de Vinicius.

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Les Madrilènes, qui retrouvent les quarts pour la quatrième année consécutive, ont à nouveau souffert contre une formation allemande qui regrettera longtemps d’avoir dominé deux fois le grand Real, sans parvenir à le faire tomber.

« On n’était pas loin. On a eu des occasions pour marquer, il nous a manqué un peu plus d’efficacité, mais c’est le football. On peut s’en aller avec la tête bien haute », a déclaré l’ailier espagnol de Leipzig Dani Olmo sur Movistar+.

Un premier accroc – sans conséquence – cette saison sur la scène européenne après sept victoires en sept rencontres pour le club merengue, pour qui une élimination à ce stade de la compétition aurait été un échec retentissant.

« L’objectif est rempli » a résumé le capitaine madrilène Nacho en zone mixte. « Aujourd’hui c’était un mauvais match de notre part, peut-être le pire de la saison », a-t-il ajouté.

Pour fêter ses 122 ans d’existence, le Real souhaitait finir le travail et rappeler, comme inscrit sur un tifo déployé avant le match, qu’il est « le Roi d’Europe », avec ses quatorze couronnes continentales.

Après une longue domination de Leipzig, c’est finalement Vinicius Jr qui ouvre la marque pour le Real. © Javier Soriano, AFP

Mais le coup tactique tenté par Carlo Ancelotti, qui a décidé de verrouiller en se privant au coup d’envoi du Brésilien Rodrygo en attaque pour amener le surnombre au milieu grâce au polyvalent Federico Valverde, n’a pas porté ses fruits.

Des regrets pour Leipzig

Le prodige anglais Jude Bellingham a été la première victime de ce choix, lui qui s’est montré si à l’aise dans le schéma en 4-4-2 depuis le début de saison avec 20 buts en 30 matchs.

Seul dans l’axe avec quasiment à chaque fois deux joueurs sur lui et souvent dos au but, Bellingham a tenté de dézonner mais n’a pu peser comme à son habitude et a fini la première mi-temps en montrant un certain agacement.

Le défenseur de Leipzig Willi Orban égalise contre le Real, le 6 mars 2024 à Madrid
Le défenseur Willi Orban égalise pour Leipzig quelques minutes après le but de Vinicius. © Pierre-Philippe Marcou, AFP

Les Madrilènes, imprécis et inoffensifs à l’exception d’une tête juste au-dessus de Vinicius (12e), ont, comme au match aller en Allemagne, concédé plusieurs occasions franches en première période qui auraient pu leur couter cher.

Heureusement pour eux, elles n’ont pas été converties par l’ancien Lensois Lois Openda, qui a manqué de réalisme à trois reprises (13e, 15e, 42e), ni par l’espoir néerlandais Xavi Simons (41e), et les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sous les sifflets.

Symbole de la frustration des joueurs madrilènes, Vinicius a ensuite frôlé le carton rouge après avoir violemment bousculé Orban (54e), loin de l’action en cours.

Mais comme à Valence le week-end dernier, « Vini », bien muselé jusqu’ici par l’ex-défenseur de l’AS Monaco Benjamin Henrichs, a fini par trouver la faille sur un contre parfaitement emmené par Bellingham pour libérer le Bernabéu (65e, 1-0).

Une joie de courte durée pour les supporters merengues, qui se sont remis à trembler à peine une minute plus tard sur une frappe de Xavi Simons détournée de justesse par Rudiger (66e).

Les milliers d’Allemands qui avaient fait le déplacement ont exulté à leur tour, le capitaine Orban ramenant son équipe à un but d’une prolongation d’une tête décroisée devant Nacho (68e, 1-1).

Le milieu du Real Jude Bellingham contre Leipzig, le 6 mars 2024 à Madrid
Souvent seul dans l’axe, le milieu du Real Jude Bellingham a vécu une soirée compliquée contre Leipzig. © Pierre-Philippe Marcou, AFP

Les joueurs de Leipzig ont continué à croire en leur chance jusqu’au bout et ont bien failli réussir à arracher trente minutes supplémentaires, mais le lob de l’ailier espagnol Dani Olmo au bout du temps additionnel est venu s’écraser sur la barre de Lunin (91e).

Avec AFP

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