Hommage national à Philippe de Gaulle, qui s’est construit un destin à « l’ombre d’un grand homme »

Hommage national à Philippe de Gaulle, qui s'est construit un destin à "l'ombre d'un grand homme"

Une semaine après le décès de l’amiral Philippe de Gaulle, fils du général de Gaulle, la France a rendu hommage national au fils aîné du général Charles de Gaulle, mercredi dans la cour d’honneur des Invalides. Emmanuel Macron a notamment salué le destin d’un homme qui « aura tracé son propre sillon ».

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Emmanuel Macron a présidé, mercredi 20 mars, un hommage national à l’amiral Philippe de Gaulle, décédé à l’âge de 102 ans, saluant « le marin, le résistant, l’élu de la République » qui « aura tracé son propre sillon » à « l’ombre d’un grand homme », le général Charles de Gaulle, son père.

Dans la cour d’honneur des Invalides, « un lieu qui était devenu le sien » en tant que pensionnaire depuis deux ans de l’institution nationale qui accueille notamment des anciens combattants, c’est avant tout la mémoire du marin qui a été célébrée.

 

Le cercueil de l’amiral Philippe de Gaulle, fils du général de Gaulle, lors d’un hommage national à l’hôtel des Invalides, à Paris © Ludovic MARIN / POOL/AFP

Le cercueil est entré précédé du son d’un sifflet de gabier, ou sifflet de bosco, utilisé pour honorer l’autorité qui monte à bord d’un bateau. Et un avion de l’aéronavale a survolé la cour en fin de cérémonie.

« Connaître toutes les mers du monde et choisir la Seine pour dernier rivage », a dit le chef de l’État en retraçant le parcours de Philippe de Gaulle, né le 28 décembre 1921 et décédé il y a une semaine, qui aura été fusilier-marin, combattant à terre puis pilote dans l’aéronavale.

« Comme il est dur pourtant d’être de Gaulle après de Gaulle »

Dans « les promenades avec son père » qui « se changeaient parfois en cours de tactique militaire », « se grava en Philippe de Gaulle une certitude : lui aussi servirait la nation sur mer, comme son père l’avait fait sur terre », a déclaré Emmanuel Macron. « Le 18 juin 1940, il n’entendit pas l’appel du général de Gaulle. Et pour cause (…), il était déjà à bord du cargo qui l’emmenait vers l’Angleterre, vers son père et vers la résistance. »

« Comme il est dur pourtant d’être de Gaulle après de Gaulle, d’en avoir l’allure, la voix, les gestes et de ne pas être lui », a poursuivi le président, évoquant son travail de « mémorialiste » du gaullisme.

Ce travail revient aujourd’hui à ses enfants et petits-enfants, a confié Yves de Gaulle, l’un des fils de l’amiral.

Sa mort « n’est pas quelque chose de triste », a-t-il estimé devant des journalistes. « C’est une invitation à poursuivre, à continuer à se battre pour que (…) vive la France », a-t-il ajouté.

Il a relevé que ce serait probablement « le dernier hommage national » rendu à « un grand combattant de la Deuxième Guerre mondiale ».

Et en cette année où Emmanuel Macron s’apprête à commémorer le 80e anniversaire du Débarquement et de la Libération, « il y a évidemment une résonance », relève un conseiller du chef de l’État.

Avec AFP

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