Hommage à Robert Badinter : la famille refuse la présence du RN et de LFI

L'ancien ministre de la Justice Robert Badinter est mort à 95 ans

La famille de l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter ne souhaite pas la présence d’élus du Rassemblement national ni de La France insoumise à l’hommage national qui sera rendu mercredi, à Paris, au père de l’abolition de la peine de mort.

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Ils ne sont pas les bienvenus. La famille de Robert Badinter ne souhaite pas la présence d’élus du Rassemblement national (RN) ni de La France insoumise (LFI) à l’hommage national qui sera rendu mercredi à l’ancien ministre de la Justice, décédé la semaine dernière, a appris l’AFP, mardi 13 février.

L’Élysée a fait connaître ce souhait d’Élisabeth Badinter, la veuve du père de l’abolition de la peine de mort, aux deux partis, selon cette source, confirmant une information du Figaro.

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Interrogé par l’AFP, le Rassemblement national a affirmé que Marine Le Pen et les autres élus de son parti invités avaient décidé de ne pas s’y rendre, conformément à la volonté de la famille. « On ne sera pas présents, la famille ne l’a pas souhaité. Je ne vais pas polémiquer », a ensuite déclaré Marine Le Pen, en marge d’une séance à l’Assemblée nationale.

Les responsables parlementaires, quel que soit leur parti, sont invités aux hommages nationaux conformément au protocole.

« Un hommage national dont sont exclus une partie des Français »

Les dirigeants de l’extrême droite s’en sont tenus au service minimum dans leurs hommages à la mémoire de Robert Badinter, figure longtemps honnie pour avoir aboli la peine de mort. Marine Le Pen avait salué « une figure marquante du paysage intellectuel et juridique », tout en affirmant que l’on « pouvait ne pas partager tous les combats » de l’ancien garde des Sceaux.

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Les responsables insoumis avaient au contraire multiplié les éloges. Le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a encore publié, lundi, une tribune dans L’Obs pour saluer une figure qui « s’en tenait en permanence à l’altitude de l’idéal ».

Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs regretté, mardi, que l’hommage national qui sera rendu à Robert Badinter devienne une cérémonie « dont sont exclus une partie des Français ». « Badinter : un hommage national dont sont exclus une partie des Français n’est plus un hommage national. La République est une et indivisible », a écrit sur X la figure de proue de La France insoumise.


Le parti a par la suite annoncé dans l’après-midi qu’il sera représenté par deux députés. « Un hommage national est un hommage national. Nous y sommes invités, et nous y serons représentés par Caroline Fiat, vice-présidente de l’Assemblée nationale et Éric Coquerel, président de la Commission des Finances », a indiqué le groupe parlementaire des Insoumis.

Une minute de silence a été respectée par les députés sur tous les bancs, mardi, à l’Assemblée nationale. L’ensemble des groupes ont ensuite applaudi, quelques députés RN s’en abstenant.

Avec AFP

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