Gradel, Seri, Fofana, Haller, Ndicka : les cinq joueurs clés ivoiriens de la CAN 2024

Gradel, Seri, Fofana, Haller, Ndicka : les cinq joueurs clés ivoiriens de la CAN 2024

Max-Alain Gradel, Jean-Michaël Seri, Seko Fofana, Sébastien Haller ou encore Evan Ndicka : voici, entre autres, les noms des joueurs qui ont porté la Côte d’Ivoire de miracle en miracle jusqu’à sa victoire face au Nigeria (2-1), dimanche, en finale de la Coupe d’Afrique des nations.

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Mal embarquée après une phase de poules de la CAN 2024 où elle a frôlé l’élimination, la Côte d’Ivoire a renversé la vapeur de match en match à partir des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations jusqu’à s’imposer en finale face au Nigeria (2-1), dimanche 11 février, à Abidjan.

Ce parcours miraculeux des Éléphants dans la compétition a aussi été possible grâce à plusieurs joueurs qui ont assumé, au fur et à mesure des matches, leur statut de cadres de l’équipe pour conduire le pays hôte à son troisième sacre sur le continent africain. Passage en revue des forces ivoiriennes qui ont brillé ces dernières semaines.

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  • Max-Alain Gradel, « le taulier »

À 36 ans, Max-Alain Gradel a réveillé la Côte d’Ivoire et a fait parler son expérience pour emmener les siens jusqu’au sommet. « C’est le taulier », résume auprès de l’AFP Patrice Beaumelle.

L’attaquant ivoirien a joué un rôle de premier plan dans la résurrection de son équipe, comme l’explique l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire (2020-2022) : « Il permet d’équilibrer l’équipe dans un travail collectif, il sait garder le ballon, il est fiable, gros travailleur et toujours en train de penser à l’équipe avant lui ».

Seul joueur déjà champion d’Afrique de l’effectif avec Serge Aurier, en 2015, l’entrée en scène du cadre aux 107 sélections (17 buts) a sonné le réveil des Éléphants. Max-Alain Gradel s’est notamment illustré face à la RD Congo en délivrant la passe décisive pour Sébastien Haller qui a permis à la Côte d’Ivoire de se qualifier en finale de la CAN.

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  • Jean-Michaël Seri, « le métronome »

Le prix Marc-Vivien Foé 2017 est l’autre élément d’expérience incorporé par le nouveau sélectionneur ivoirien Emerse Faé. Un choix tactique payant, alors que Jean-Louis Gasset – écarté du banc des Éléphants après l’humiliation face à la Guinée équatoriale (4-0) – ne l’avait pas utilisé durant les premiers matches de la Coupe d’Afrique.

À 32 ans, Jean-Michaël Seri a fait renaître à son niveau la Côte d’Ivoire, homme de l’ombre du milieu de terrain dont le sens du jeu a fait merveille notamment face au Sénégal (1-1, t.a.b. 5-4) en huitièmes de finale.

Pour Patrice Beaumelle, « Seri, c’est la sentinelle, le métronome, celui qui donne le tempo des Éléphants ».

Le milieu de terrain ivoirien accomplit « le travail de l’ombre. Vous avez des (Ibrahim) Sangaré, des (Franck) Kessié, des Seko (Fofana) qui sont plus dans le volume, quand on est simple spectateur on ne voit qu’eux. Jean-Michaël Seri est celui qui va équilibrer l’équipe, un peu comme Makelele à l’époque de Zidane », ajoute l’ancien coach.

  • Seko Fofana, de l’énergie à revendre

En complément d’Ibrahim Sangaré, de Franck Kessié ou encore de Jean-Michaël Séri, Seko Fofana a beaucoup apporté à la Côte d’Ivoire durant cette CAN avec ses courses folles, son activité inépuisable ou encore ses frappes puissantes souvent cadrées.

Le milieu de terrain avait marqué le premier but de la compétition lors du match d’ouverture face à la Guinée-Bissau (2-0). Puis, à l’image de son équipe, il a progressivement coulé en phase de poules face au Nigeria (défaite 1-0) et surtout face à la Guinée équatoriale (défaite 4-0).

Rattrapé par les critiques, Seko Fofana s’est réveillé comme tous les Éléphants dans la phase à élimination directe : il a notamment été décisif face au Mali (2-1) en quarts de finale, où deux de ses frappes ont amené les buts de Simon Adingra à la toute fin du temps réglementaire (90e) et celui d’Oumar Diakité à la fin de la prolongation (120e+2).

  • Sébastien Haller, blessé puis buteur providentiel

Sébastien Haller, la star la plus attendue de l’équipe, est arrivé blessé à la cheville au début de la Coupe d’Afrique des nations et n’a pas pu jouer le premier tour.

L’attaquant du Borussia Dortmund vivait un calvaire. Soigné d’un cancer des testicules, il restait sur une demi-saison sans but avec le club de la Ruhr, sauf en Coupe d’Allemagne contre un club amateur. « La dernière année a été plutôt difficile pour moi et pour ma famille », disait-il.

Mais il s’est progressivement imposé comme l’attaquant essentiel aux Éléphants dans la dernière ligne droite de la compétition. Sébastien Haller a amené le but égalisateur face au Sénégal (1-1, t.a.b. 5-4), puis a pesé face au Mali alors que les siens étaient en infériorité numérique. Puis il s’est montré décisif dans le dernier carré, auteur du seul but en demi-finale face à la RD Congo (1-0) et surtout du but du titre en finale face au Nigeria.

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Seul joueur ivoirien qui a joué toutes les minutes avec le gardien Yahia Fofana, Evan Ndicka a été le patron de la défense ivoirienne durant la CAN 2024.

Dernier arrivé, premier servi. Éléphant seulement depuis septembre, l’ancien sélectionné chez les jeunes français s’est imposé comme un indispensable défenseur dans la ligne arrière des Éléphants.

Formé à Auxerre et endurci à l’Eintracht Francfort, Evan Ndicka apprend désormais la tactique à l’italienne à l’AS Rome. À 24 ans, le jeune champion d’Afrique a un avenir radieux devant lui.

Avec AFP

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