Football américain : Lucas Niang, un Franco-Ivoirien au Super Bowl

Football américain : Lucas Niang, un Franco-Ivoirien au Super Bowl

Premier Français de l’Histoire à avoir remporté l’an dernier le Super Bowl avec son équipe des Chiefs de Kansas City, Lucas Niang pourrait récidiver. Dimanche, il prendra part à une nouvelle finale de la National Football League américaine, cette fois face aux 49ers de San Francisco. Inconnu de ce côté de l’Atlantique, il est pourtant très fier de ses origines française et ivoirienne.

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Il est le seul joueur de la NFL, le championnat de football américain, à arborer ce drapeau sur son casque. Depuis que la ligue a autorisé les joueurs à afficher leurs origines, le Français Lucas Niang a choisi de mettre côte à côte la bannière étoilée et la bannière tricolore.

Dimanche 11 février, le drapeau bleu-blanc-rouge sera bien sur le terrain du Super Bowl. Pour la deuxième année consécutive, ce joueur né aux États-Unis, d’un père français et d’une mère ivoirienne, va participer à l’un des plus grands événements sportifs de la planète. Son équipe des Chiefs de Kansas City, déjà vainqueuse l’an dernier, se prépare à affronter, à Las Vegas, les 49ers de San Francisco.


« J’ai bien mon passeport ! »

La présence d’un « Frenchy » au sommet du football américain est un exploit. La dernière et unique trace d’un Français en NFL remonte au début des années 1990 avec Richard Tardits, un Basque qui avait porté les couleurs des Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Même s’il n’a jamais vécu en France, Lucas Niang revendique ses origines. « J’ai bien mon passeport ! », clame-t-il dans les pages du journal L’Équipe qui lui a consacré un portrait jeudi 8 février. « Ma maman est venue faire ses études en France depuis la Côte d’Ivoire, où toute une partie de ma famille, côté maternel, habite encore. Mon père, lui, a grandi en France. »

Né il y a 25 ans à New York, Lucas Niang a ensuite habité deux ans en Suisse, avant que ses parents ne reviennent s’installer aux États-Unis, dans le Connecticut. Malgré la distance, il parle parfaitement le français. Il a passé tous ses étés dans l’Hexagone. « J’allais à Marseille, à Lille aussi, en fonction de là où habitaient les gens de ma famille. On bougeait pas mal, on allait voir ma grand-mère, nos oncles et tantes, mes cousins », décrit-il, avant d’avouer un faible pour « les crêpes » et « les croque-monsieur ».


Un espoir du football américain

Même s’il affiche des goûts bien français, c’est pour un sport bien américain que le jeune garçon se passionne. Après avoir pratiqué le tennis et le basket, il se fait remarquer au lycée en jouant au football américain. Plusieurs universités sont sur les rangs pour le recruter. Il opte finalement pour la Texas Christian University (TCU).

Positionné en attaque au poste de plaqueur offensif, il a pour rôle de protéger le quarterback, le maître à jouer de l’équipe. Très mobile malgré son gabarit hors norme (1 m 98 pour 154 kilos), Lucas Niang fait les beaux jours de son équipe universitaire.

Malheureusement, le jeune joueur est vite rattrapé par des blessures. Alors qu’il fait partie des grands espoirs de la draft 2020, une opération à la hanche freine son ascension. Il n’est finalement sélectionné qu’au troisième tour comme 96e choix par les Chiefs de Kansas City. La pandémie de Covid-19 l’empêche par ailleurs de vivre sa première saison chez les professionnels.

En 2021, le numéro 77 enchaîne avec de nouvelles blessures à l’épaule, aux côtes, puis au tendon. Lucas Niang s’accroche et revient sur le terrain. Il ne fait pas partie des titulaires de l’équipe mais il aide quand même la franchise à remporter, il y a un an, le Super Bowl contre les Eagles de Philadelphie au terme de la saison 2022. Il devient alors le tout premier Français à décrocher un titre NFL.

Cette année, son corps ne lui a pas joué de mauvais tour. Il a pu participer à 14 rencontres sur 17 et sera sur le terrain pour la finale de dimanche aux côtés des deux stars de l’équipe, le quarterback Patrick Mahomes et le receveur Travis Kelce, compagnon de la chanteuse Taylor Swift. « Vive la France ! », avait-il hurlé de joie l’an dernier après la victoire des Chiefs. En cas de récidive, Lucas Niang rentrera encore un peu plus dans l’Histoire.


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