Dix bonnes nouvelles qui ont marqué l’année 2023, car oui, il y en a eu !

Dix bonnes nouvelles qui ont marqué l'année 2023, car oui, il y en a eu !

Découvertes scientifiques, avancées sociales, sauvegarde de la biodiversité… L’année qui s’achève a aussi été marquée par des événements positifs. Si, si. France 24 en liste quelques-uns.

L’année 2023 touche à sa fin ! Si l’actualité des mois qui viennent de s’écouler a souvent été sombre, entre guerres et catastrophes climatiques, elle a aussi apporté son lot de bonnes nouvelles. Certaines sont historiques, quelques-unes ont apporté du soulagement, d’autres sont plus anecdotiques mais toutes ont permis de retrouver le sourire. France 24 a fouillé dans ses archives.

Le télescope européen Euclid a révélé ses premiers clichés de l’univers

Cette image astronomique non datée laisse apercevoir la nébuleuse de la Tête de cheval diffusée le 2 novembre 2023 par l’Agence spatiale européenne (ESA) et prise lors de la mission spatiale Euclid de l’ESA. © AFP

Un éventail d’objets parsemés dans l’univers et des clichés époustouflants. Lancé dans l’espace en juillet, le télescope spatial européen Euclid a offert ses premières images début novembre. Celles-ci ont révélé une éblouissante nébuleuse ressemblant à une tête de cheval, des galaxies lointaines jamais vues auparavant… et même des « preuves indirectes » de l’existence de l’insaisissable matière noire.

D’ici 2029, le télescope, qui possède le champ de vision le plus large de l’histoire de l’astronomie, aura pour mission de cartographier un tiers du ciel, soit deux milliards de galaxies, pour créer la carte en 3D la plus précise de l’univers. Les prochaines images doivent être publiées en janvier. Une façon de commencer 2024 avec la tête dans les étoiles. 

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Des progrès dans la recherche sur la maladie de Parkinson

Marc Gauthier, malade de Parkinson de 61 ans, marche à nouveau grâce à une neuro-prothèse.
Marc Gauthier, malade de Parkinson de 61 ans, marche à nouveau grâce à une neuro-prothèse. © Gabriel Monnet / AFP

L’année 2023 aura été marquée par plusieurs avancées prometteuses sur la maladie de Parkinson. En avril, une étude publiée dans The Lancet Neurology a montré que l’accumulation d’une protéine – l’alpha-synucléine – dans le cerveau était bien liée à certaines formes de la maladie. Une découverte qui pourrait ouvrir la voie à un diagnostic précoce de la maladie. L’avancée constituerait alors une révolution, cette pathologie neuro-dégénérative n’étant pour le moment diagnostiquée qu’à partir de signes physiques.

Puis, en novembre, un patient de 61 ans atteint de Parkinson a réussi à remarcher grâce à une neuro-prothèse posée dans le bas du dos. Le fonctionnement est simple : la prothèse envoie une stimulation électrique ultraprécise aux nerfs moteurs qui commandent les muscles des jambes, ce qui permet de les activer. L’équipe de chercheurs franco-suisse à l’origine de l’expérimentation devrait inclure six nouveaux patients dans un prochain essai clinique en 2024. Si les résultats se montrent concluants, il faudra cependant encore attendre plusieurs années avant de trouver cette neuro-prothèse sur le marché.

Un deuxième vaccin contre le paludisme va être déployé pour les enfants

Un enfant se fait vacciner contre le paludisme, le 13 septembre 2019 à Ndhiwa, au Kenya.
Un enfant se fait vacciner contre le paludisme, le 13 septembre 2019 à Ndhiwa, au Kenya. © Brian Ongoro, AFP

« Sûr et efficace ». Début octobre, l’OMS a donné son feu vert pour déployer un deuxième vaccin pour les enfants contre le paludisme, le R21/Matrix-M. Cette maladie très ancienne, qui provoque fièvre, maux de tête et frissons, et peut devenir une affection grave – voire mortelle en l’absence de traitement –, avait causé en 2021 la mort de 619 000 personnes dans le monde, majoritairement en Afrique.

L’OMS estime que 60 millions de doses de ce vaccin pourraient être commandées chaque année, et venir ainsi s’ajouter aux millions de doses du premier mis en circulation en 2021, le RTS,S. Un grand pas en avant dans la prévention de la maladie. 

Antilopes saïgas, rhinocéros, phoques moines ou écureuils géants… Des espèces animales se portent mieux

Une jeune antilope Saïga dans la steppe à la frontière des régions d'Akmola et de Kostanay au Kazakhstan, le 8 mai 2022.
Une jeune antilope saïga dans la steppe au Kazakhstan, le 8 mai 2022. © Abduaziz Madyarov, AFP

Les espèces menacées d’extinction font souvent parler d’elles. Il faut dire que d’année en année, leur nombre, dressé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ne cesse de croître. Mais le rapport dévoile aussi quelques bonnes nouvelles.

Deux espèces d’antilopes, l’oryx algazelle et les antilopes saïgas, reprennent ainsi du poil de la bête et voient leur population augmenter. Même observation concernant le phoque moine de Méditerranée et l’écureuil plantain, une espèce qui vit en Indonésie et qui n’est désormais plus considérée comme vulnérable. La population des rhinocéros africains a, quant à elle, augmenté de 5 % en un an, dépassant les 23 000 individus. 

On a découvert une nouvelle espèce de l’époque des dinosaures

Un fossile d'Archaeopteryx, considéré comme "le premier oiseau de l'Histoire", photographié en 2010.
Un fossile d’Archaeopteryx, considéré comme « le premier oiseau de l’Histoire », photographié en 2010. © AFP

Une inspiration pour le prochain « Jurassic Park » ? Un fossile d’un nouveau dinosaure a été découvert en septembre dans le nord-est de la Chine. Et avec ses caractéristiques mi-dino, mi-héron, ce Fujianvenator prodigiosus pourrait bien venir bouleverser l’histoire de l’évolution des oiseaux. 

Car les oiseaux sont étroitement liés aux dinosaures. Ce sont, en résumé, ceux qui ont survécu à l’extinction de l’espèce. Jusqu’ici, on pensait que leur grande famille était apparue à la fin du Jurassique, il y a 150 millions d’années. Et les théories de l’évolution se basaient sur la découverte, en Bavière, d’Archéoptéryx, le « premier » oiseau de l’Histoire, en 1860. Sauf que lui ressemblait, en quelque sorte, à un gros pigeon. En déterrant Fujianvenator prodigiosus, avec ses caractéristiques très différentes mais daté de la même période, les scientifiques se sont rendu compte que plusieurs types de dino-oiseaux avaient dû exister à différents endroits du globe au même moment.  

Une baisse sensible de la déforestation en Amazonie

La déforestation de l'Amazonie a diminué de 22,3 % en un an en 2023 pour atteindre son niveau le plus bas depuis cinq ans.
La déforestation de l’Amazonie a diminué de 22,3 % en un an en 2023 pour atteindre son niveau le plus bas depuis cinq ans. AFP – MICHAEL DANTAS

C’était une promesse du président Lula lors de son élection à la tête du Brésil : réduire à zéro la déforestation dans son pays d’ici 2030. Si l’objectif n’est pas encore rempli, la déforestation de l’Amazonie a diminué de 22,3 % en un an pour atteindre son niveau le plus bas depuis cinq ans, selon des chiffres de l’Institut brésilien de recherche spatiale (INPE) publiés en novembre. 

Une bonne nouvelle pour la planète et pour les dizaines de milliers d’espèces animales et végétales qui vivent dans ce « poumon vert ». Selon le gouvernement brésilien, cette réduction du déboisement entre août 2022 et juillet 2023 a permis d’éviter l’émission de 133 millions de tonnes de CO2, soit 7,5 % du total émis par le pays. 

Le fonds pour les pertes et dommages mis en place à la COP28

Le président de la COP28, Sultan al-Jaber annonce le vote de l'accord final, le 13 décembre 2023, à Dubaï.
Le président de la COP28, Sultan al-Jaber annonce le vote de l’accord final, le 13 décembre 2023, à Dubaï. AFP – GIUSEPPE CACACE

La COP28 organisée à Dubaï, aux Émirats arabe unis, a démarré en grande pompe. Dès le premier jour de ce grand raout international des négociations pour le climat, les États se sont accordés sur la mise en place du fonds pour les pertes et dommages. Cet outil, décidé à la COP26, a vocation à compenser les dégâts causés par les catastrophes ou les pertes irréversibles liées au changement climatique dans les pays les plus vulnérables.

« Le lancement du fonds pertes et dommages va enfin permettre d’aider les populations touchées par les pires impacts du changement climatique », a ainsi salué Fanny Petitbon, porte-parole de l’ONG Care France. 

Dans la foulée, plusieurs États développés ont multiplié les promesses de dons dont le montant s’élève à 655 millions de dollars (l’équivalent de 596 millions d’euros). En deçà des sommes nécessaires, mais un premier pas en avant. 

Les droits des personnes LGBT+ continuent de progresser dans le monde 

Ram Bahadur Gurung, femme transgenre et Surendra Pandey, lors d'une conférence de presse après avoir officialisé leur mariage, le 1er décembre 2023, à Kathmandou, au Népal.
Ram Bahadur Gurung, femme transgenre et Surendra Pandey, lors d’une conférence de presse après avoir officialisé leur mariage, le 1er décembre 2023, à Kathmandou, au Népal. © Navesh Chitrakar, Reuters

Les choses bougent en Asie pour les droits des personnes LGBT+. Au Japon, une décision historique a été rendue en juillet en faveur d’une femme transgenre qui poursuivait le gouvernement pour obtenir un accès aux toilettes sur son lieu de travail. Au début de l’année, le pays avait aussi adopté sa première loi visant à protéger la communauté LGBT+ contre les discriminations.

De son côté, le Népal a reconnu fin novembre, pour la première fois dans l’histoire du pays, un mariage entre une femme transgenre et un homme cisgenre – le mot « cisgenre » qualifiant une personne qui se reconnaît dans le genre qui lui a été attribué à la naissance. Le couple s’était marié en 2017 lors d’une cérémonie hindoue et avait dû batailler cinq ans pour voir son union reconnue officiellement. « C’est une victoire après une bataille longue de plusieurs décennies pour l’égalité devant le mariage. [Le couple] a écrit l’Histoire. C’est un événement majeur pour nous », s’est félicité l’ancien député et activiste Sunil Babu Pant, qui milite pour les droits des LGBT+ dans le pays.

Des lettres à des marins français vieilles de deux siècles retrouvées en Angleterre 

Une lettre d'Anne Le Cerf à son mari, rédigée au 18e siècle, a finalement été ouverte et lue plus de 250 ans plus tard, en 2023.
Une lettre d’Anne Le Cerf à son mari, rédigée au 18e siècle, a finalement été ouverte et lue plus de 250 ans plus tard, en 2023. © AFP

Une lettre de l’épouse d’un officier, une autre d’une mère reprochant à son fils de ne pas lui écrire plus souvent…  Des missives écrites au XVIIIe siècle à des marins français durant la guerre de Sept Ans (1756-1763) entre la France et la Grande-Bretagne ont été retrouvées et finalement ouvertes, offrant des témoignages à la fois intimes et historiques.

« Je passerais fort bien la nuit à t’écrire (…), ta fidèle femme pour la vie. Bonsoir mon cher ami. Il est minuit. Je pense qu’il est temps de me reposer », écrit par exemple en 1758 Marie Dubosc à son époux Louis Chambrelan, premier lieutenant de la frégate française Galatée, capturée par les Britanniques. Rédigées en majorité par des femmes, ces lettres témoignent de l’expérience de ces épouses, mères, fiancées en temps de guerre. De petites histoires dans la grande. 

L’Égypte des pharaons livre de nouveaux mystères

Deux momies ont été découvertes à un mois d'intervalle, plusieurs mètres sous terre, dans la nécropole de Saqqarah, dans la région de Memphis, en Égypte.
Deux momies ont été découvertes à un mois d’intervalle, plusieurs mètres sous terre, dans la nécropole de Saqqarah, dans la région de Memphis, en Égypte. © Khaled Desouki, AFP

Deux momies ont été découvertes à un mois d’intervalle, plusieurs mètres sous terre, dans la nécropole de Saqqarah, dans la région de Memphis, en Égypte. Elles sont couvertes d’or et dateraient d’environ 4 300 ans. Elles s’inscrivent ainsi parmi les plus vieilles jamais retrouvées. 

La nécropole de Saqqarah, utilisée sans interruption pendant plus de 3 000 ans, est sans doute l’un des lieux historiques les plus importants de l’Égypte antique. Sur près de 20 kilomètres, ce qui fut la dernière demeure des rois renferme plusieurs centaines de tombes. Et la découverte de ces deux momies vient rappeler que la nécropole est loin d’avoir révélé tous ses secrets. 

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