CAN 2024 : pour le Maroc, place au réalisme face à l’Afrique du Sud

CAN 2024 : pour le Maroc, place au réalisme face à l'Afrique du Sud

Annoncé comme le favori de la compétition, le Maroc va devoir se montrer plus tranchant et décisif pour passer l’obstacle de l’Afrique du Sud, mardi à Abidjan, en huitièmes de finale de la CAN-2024.

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Auréolé de sa demi-finale au Mondial-2022, le Maroc est arrivé dans le costume du favori de cette CAN 2024. Un pronostic confirmé par son parcours au 1er tour de la compétition, contrairement à d’autres grosses équipes, comme la Côte d’Ivoire (revenue de loin) ou l’Algérie (éliminée), pour ne citer qu’elles.

Les Lions de l’Atlas ont, en effet, terminé premiers du groupe F après une victoire convaincante face à la Tanzanie, suivie d’un match nul concédé face à la RD Congo, avant de se reprendre face à la Zambie.

Mais après les six premiers matches des huitièmes de finale, le Maroc commence à se trouver bien seul parmi les favoris encore en lice, surtout après la sortie cruelle du champion en titre sénégalais. Il lui faudra confirmer, mardi 30 janvier à San Pedro, contre l’Afrique du Sud, une équipe efficace à défaut d’être brillante.

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Le sélectionneur marocain Walid Regragui se méfie en conférence de presse : « C’est un match à élimination directe. C’est un changement de compétition. On n’a pas droit à l’erreur. Jusque-là, ce qu’on fait c’est bien mais on veut faire mieux. On a beaucoup de respect pour l’Afrique du Sud. »

« Pas de ‘tiki-taka’, pas de ‘on a fait le beau jeu' »

Jusque-là, en effet, le Maroc a montré un jeu solide et percutant, avec une tactique bien en place et un respect de l’adversaire indéniable. Mais parfois trop. Bien jouer, c’est bien, maintenant il faut marquer, et gagner. Une évidence que les hommes de Walid Regragui ont parfois du mal à retranscrire sur le terrain.

Le métronome de cette équipe, Azzedine Ounahi, en est bien conscient : il ne veut plus entendre dire que le Maroc est « le Brésil de l’Afrique », qui peut se contenter du « beau jeu ». Il se rappelle notamment d’un match amical contre la Côte d’Ivoire en octobre dernier : « C’est ça le problème, on (y) part en se disant qu’on était le Brésil de l’Afrique, on a fait 1-1 et on a été vraiment nuls ! » D’autant que les Lions de l’Atlas pouvaient se targuer d’une victoire de prestige, plus tôt dans l’année, contre la Seleçao (2-1).

« Il n’y a pas de ‘tiki-taka’, pas de ‘on a fait le beau jeu’, il faut gagner, jouer chaque match à 100%. L’objectif de tout le monde c’est de ramener la CAN », rappelait Azzedine Ounahi à l’AFP avant la compétition.

« Après ce qu’on a fait en Coupe du monde, tout le pays attend qu’on fasse une grosse CAN », admet-il encore. « Mais si tu finis demi-finaliste de la Coupe du monde, ça ne veut pas dire que tu vas gagner la CAN. (…) Ce ne sont pas les mêmes matches, pas les mêmes terrains, pas le même climat et pas le même football. »

Boufal forfait pour le reste de la CAN, Ziyech incertain

Et ce n’est pas une compétition qui sourit aux Lions de l’Atlas : si le Maroc est l’un des plus assidus représentants de l’Afrique en Coupe du monde, le royaume n’a remporté qu’une seule CAN en 18 participations. C’était en 1976. Depuis, le Maroc enchaîne les déconvenues avec notamment une finale perdue en 2004 en Tunisie.

Pire, les Marocains n’ont remporté qu’un match à élimination directe lors de la dernière décennie. C’était en 2022, et l’aventure s’était finalement arrêtée en quarts contre l’Égypte avec, pour finir, une bagarre entre joueurs et staff.

Walid Regragui n’était pas encore le sélectionneur du Maroc, mais lors de l’édition actuelle des échauffourées à la fin du match contre la RD Congo ont bien failli le priver de ce huitième de finale contre l’Afrique du Sud. Suspendu contre la Zambie, il a finalement vu sa peine allégée et sera bien sur le banc du stade Laurent Pokou de San Pedro.

En revanche, il devra se passer d’un, voire deux joueurs essentiels pour ce match. « Boufal est forfait et sa CAN est terminée. Il a un problème musculaire et à moins d’une surprise, on ne le reverra plus », a annoncé le sélectionneur marocain. « Ziyech aussi souffre de sa cheville. Avec le staff médical, on fait le maximum pour qu’il soit sur le terrain. Si on doit prendre un risque avec lui, on le prendra. »

Avec AFP

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